LA MARSEILLAISE

1949 – 1957

Insigne et Affiche

 

Ce fut un beau mais malchanceux paquebot, dont les plans, établis en 1936, devaient remplacer les "ARAMIS" surclassés par les tout derniers concurrents allemands. Il est mis sur cale en décembre 1940, après accord de la commission d’armistice, sous le nom de "Maréchal Pétain". Mais le travail est difficile, surtout après l'arrivée des troupes allemandes, en novembre 1942.

Le Maréchal Pétain sur cale Lancement

 

Lancé sur ordre des autorités d’occupation deux jours après le débarquement en Normandie, il est remorqué dans le canal de Caronte, entre Port-de-Bouc et Martigues. Ayant rompu ses amarres le 21 août 1944, il évite le sabordage mais dérive et va se bloquer contre le pont de chemin de fer et subit de gros dégâts.

En juillet 1946, on décide de le terminer. La coque est remorquée à Toulon puis à la Ciotat, dans son berceau d’origine, où il est enfin achevé sous son nouveau nom "LA MARSEILLAISE". Il entre enfin en service treize ans après sa conception et ne correspond alors plus aux nouvelles normes.

 

Le Maréchal Pétain La Marseillaise La Marseillaise

181 mètres de long - 23 mètres de large – 17408 tonneaux – 25000 C.V. – 21 noeuds – 279 passagers en 1ère classe, 75 en 2de, 378 en 3ème – 23 officiers, 77 hommes d’équipage et 146 de service.

 

Mais c'était un paquebot racé et luxueux à trois hélices (la meilleure formule avant-guerre) avec un arrière de croiseur, une grosse cheminée ovalaire inclinée, une silhouette inspirée de celle du "Normandie" avec son étrave incurvée et un long château central avec cabines à balcon, selon le style de la Compagnie pour ses derniers navires de la ligne d’Extrême-Orient.

 

l'insigne de la Marseillaise      Vues intérieures  l'insigne de la Marseillaise

 

Il appareille enfin pour le Japon le 18 août 1949. Mais, le 2 mars 1953, il est abordé par le norvégien HERMELIN devant Yokohama. En 1954, il assure la ligne d’Indochine (sauf le Japon qui est déservi par les paquebots du type VIETNAM). En 1956, il est affecté à la ligne du Levant, puis il est transformé en navire-hôpital pour l’expédition de Suez.

 

En navire hôpital  En navire hôpital

 

Après avoir servi de « trooper » pour l’Algérie, il est vendu le 24 février 1957 et devient l’AROSA SKY sous pavillon panaméen puis, en octobre 1958, le BIANCA C, sous les couleurs italiennes. Il sera alors utilisé sur la ligne de croisière Gênes-Antilles.

 

L'Arosa Sky  Le Bianca C

 

Mais, malheureusement, le 22 octobre 1961, il brûle en rade de Grenada et coule 48 heures après. Son épave fait désormais la joie des plongeurs..

 

L'epave de La Marseillaise


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