LE
ANDRE LEBON ![]()
1915– 1952
161,3 mètres de long – 18,8 mètres
de large– 13682 tonneaux – 11.000 C.V.– 17 noeuds.
200 passagers de 1ère classe, 184 en 2de, 109 en 3ème, 564 en
entrepont.
Le André LEBON était un paquebot de la nouvelle
génération, très semblable au Paul Lecat, baptisé
du nom de l’ancien Président du Conseil d’Administration
de la Compagnie de 1901 à 1914 et ancien ministre des Colonies. Il est
livré par La Ciotat en juillet 1915.
Il effectue, à sa mise en service, un voyage au Japon et quelques rotations
en Afrique du Nord pour transporter des troupes, en décembre 1915, avant
d’être transformé de 1916 à 1918 en navire-hôpital.
En 1919, il prend régulièrement son affectation sur la ligne d’Extrême-Orient.
Au cours de cette année, en rade de Singapour, il est surpris par un
coup de vent.. Ses sabord de charbonnage étant ouverts, il prend de la
gîte et coule sur des hauts fonds.. Il peut donc être renfloué
sans difficulté.
En 1922 il rapatrie de Chine des réfugiés polonais. Présent à Yokohama, le 1er septembre 1923 lors du terrible tremblement de terre, il participe avec efficacité au sauvetage et à l’hébergement du personnel diplomatique, dont Paul Claudel, Ambassadeur de France. Il continue l’exploitation du service d’Extrême-Orient jusqu’en 1938, puis alterne avec celui du Levant. Réquisitionné lors de la 2ème guerre mondiale, il effectue notamment le rapatriement des troupes de Syrie, en 1940 et 1941, avant d’être désarmé à Marseille.
Saisi par les Allemands, le 6 mai 1943, il est utilisé comme navire-caserne à quai à Toulon et sera coulé par un bombardement aérien, le 11 mars 1944. Renfloué en 1945, il est remis en état et transformé à la Seyne, ses nouvelles dispositions permettent alors l’accueil de 287 passagers de 1ère classe, 171 de 2de et 107 de 3ème.
Il retrouvre la ligne d’Extrême-Orient, le 19 octobre 1946, et il
sera, le 20 août 1948, le premier navire français à toucher
le Japon depuis la guerre. Il reste présent sur le trafic asiatique jusqu’en
octobre 1952, date de son remplacement par les nouvelles constructions. Il est
alors vendu puis démoli à La Seyne en décembre 1952.