LA SANTE ET LE SOCIAL

  

Les difficiles conditions de travail et les risques fréquents d’accidents sont, dès la création des chantiers, apparus comme des éléments perturbateurs, altérant la santé des ouvriers et les exposant à des risques élevés. De plus, la direction comprit très vite l’incidence de ces problèmes sur la productivité.. Aussi, les chantiers se dotèrent très tôt de systèmes de soins, de prévention et de protection sociale, rudimentaires au départ, puis, plus élaborés.

 

Le centre médical

 

En 1851, on voit déjà apparaître dans les registres d’embauche des personnels, la présence d’une Caisse de Secours, créée et gérée par la Direction, alimentée à la fois par elle et par les retenues ponctuelles sur les salaires (pour absences injustifiées, départ subit, licenciement..). Elle venait assister les ouvriers en cas de circonstances exceptionnelles: accident, maladie, départ au service, retour dans le pays, décès, etc., sous la forme d’un secours unique en numéraire. En 1878 le système s’étoffe et, moyennant une retenue de 1,5% sur le salaire, la Caisse fournit également des prestations médicales et des soins gratuits aux employés. Enfin une rente (bien maigre) est servie aux retraités des chantiers. Le 1er avril 1884 s' installe au n°32 du quai des Messageries, dans le faubourg de l’Escalet, la Pharmacie de la Sté des Secours Mutuels des Ateliers de La Ciotat qui venait d'être créée, le 23 février 1884.

Plus tard, dans les années 30, apparaît la prise en charge des opérations chirurgicales et les indemnités de maternité aux épouses. Ce sera ensuite, en 1945 la création de la Sécurité Sociale et la généralisation de la protection sociale avec la création de la Mutuelle des Chantiers Navals de La Ciotat, toujours existante de nos jours, assurant des prestations complémentaires au régime général. Prés de la direction un service social fut aussi créé avec assistante.

 

La Pharmacie

 

A sein des chantiers furent intégrés progressivement des unités de médecine du travail chargée des visites d’embauches, des aptitudes, de la prévention, etc., de médecine de soin dans un dispensaire, avec médecin et infirmières (deux infirmeries seront même installées) pour faire face à toutes les occurrences: de la simple coupure jusqu’aux traumatismes plus graves (se seront jusqu’à 200 blessures par jour qu’il faudra prendre en charge au plus fort de l’activité..!). On pouvait aussi y trouver également un centre de soins dentaires, radiographie, analyses et pharmacie. Un centre médical sera aussi édifié à l’extérieur du chantier à l’instigation du CE, il est toujours en activité.

 

                 Les soins dentaires

 

A noter également, des structures spécialisées intégrées aux chantiers, dites « cellules sécurité », émanations de la direction ou constituées par les syndicats, qui assuraient ou contrôlaient les très nécessaires mesures techniques d’hygiène et de prévention.

 

 

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