LA TOPONYMIE DES QUARTIERS

Grandement inspirée des écrits de Messieurs Joseph Cornille et Louis Jeansoulin..

 

 

Toponymie: étude de l'origine et du sens des noms désignant des lieux déterminés..

Il était intéressant de regrouper ici par ordre alphabétique la toponymie des quartiers de La Ciotat car elle est révélatrice des diverses étymologies (ligure, grecque, latine, provençale) souvent déformées par le temps. Elle porte aussi le témoignage de la vocation primitive et des gens qui occupaient autrefois ces lieux. L'origine de certaines dénominations, vous le verrez, n'est pas toujours évidente et doit conduire à se méfier des interprétations trop hatives...

 

A à C    F à L    M à P    R à V 

 

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A

L'Abattoir : Quartier rural au nord de l'agglomération, en bordure de la route de Marseille (Actuellement, magasin "ED" et "Résidence Dulac"). Ces abattoirs furent construits vers 1920, après l'abandon de l'abattoir du Pré pour l’extension des chantiers de la SPCN.

L'Abeille : Plaine au nord de la localité qui a pris son nom de la famille Abeille, l'une des plus importantes et des plus anciennes de La Ciotat, à qui elle a donné 18 consuls. En 1462, le nom du quartier était "al morret". Ce terrain, qui faisait partie du territoire de Ceyreste jusqu'en 1680, est mentionné deux fois sous son nom "abelha" en 1542. Les logements qui l'occupent ont été édifiés à partir de 1950.

L'Afferage : Issu du mot latin "farraticum" dérivé de "far": le blé, le froment, on retrouve dès 1462 : La Farrage, la ferrage, l'afferage, mots provençaux qui désignent des terrains fertiles (le blé exigeant les meilleures terre). Situé sous les remparts (Jardin de la Ville et ses abords), c'était l'endroit où se trouvaient les jardins maraîchers approvisionnant la ville.


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B


Le Baguier : "Baguié" signifie en provençal : le laurier qui porte des baies (du latin "bacca", baie). "Lou Trésor dou Felibrige" précise : « Ço qu'antan noumavian lou Baguié d'Apoloun, dins noste tèms l'appelan baguié-sausso ». « Ce que l’on nommait autrefois Laurier d’Appolon est appelé aujourdhui laurier sauce. » Il faut croire qu'un bois de lauriers s'étendait sur les hauteurs de ce quartier au nord de Fontsainte.

Bagnol : Le cadastre de Ceyreste de 1462 cite "banhols". Le nom découle des anciens travaux d'adduction d'eau effectués par les Romains occupant Ceyreste. En 1857, la voie ferrée de Marseille à Toulon a modifié le paysage, mais l'antique vasque romaine se voit encore dans le talus même de la voie.

Beauvillar : "Vilars" est directement dérivé du "villa" latin: « grande ferme avec toutes ses dépendances ». Appelé Belvillar en 1462 et Bel vilars au XVème siècle, Beauvillar peut donc se traduire par « joli hameau ». Des fouilles ont en effet retrouvé dans cette bute des briques, des poteries romaines et des fragments de meule en basalte.

La Bertrandière : Quartier situé au sud-ouest de la ville. On distingue la Haute et la Basse Bertrandière. Ce nom vient d’un nommé Bertrand, qui vivait à La Ciotat vers 1450 et qui devait posséder le vallon qui a pris son nom (en remplacement de la dénomination "Barbotels" employée jusqu'alors..). Citons le proverbe : « Si per la Gardi (8 décembre), Bertrandiero rayo pas, de tout l'an seren pas bagna ». « Si le 8 décembre, la source de la Bertrandière ne coule pas, de toute l’année il n’y aura pas de pluie ! » car cette source ne coulait qu’après de grosses pluies.

La Bucelle : Quartier à l'ouest de la localité qui doit son nom à une famille installée là. Bucelle était un propriétaire important, percepteur des impôts en l'An VI et et l'An VII, qui aurait été tanneur au Grand Madier. Un peu avant la Révolution, le quartier s'appelait "le grand Vallon" et prit son nom actuel vers 1800.

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C

Le Cabot : Ce nom provient de l'ouverture d'un débit de boissons et épicerie, par un ancien sous-officier du Second Empire, Meiffren, dit le "Cabot" (caporal-chef en argot militaire). Ce "bar" donna bien du souci au maire de l'époque, comme en témoigne un rapport du commissaire de police de novembre 1862. Meiffren ayant été nommé garde-champêtre, le débit de boissons changea de propriétaire. Mais le nom resta au quartier.

Cante-Coucou : Quartier cité au cadastre de 1462 sous le nom de "Cante Cogul". Devenu par la suite Cante-Coucou, il se situe entre le centre-ville et Ste-Croix. L’origine du nom semble évidente mais..?

La Conférence : Au XVIIe siècle, on appelait "conférence" des bâtiments élevés à l'entrée d'un territoire pour la transmission des avis et des secours en temps de peste. Un de ces postes se trouvait à La Ciotat, au carrefour du chemin de Lavaux (de St-Jean à Ceyreste) et de la route de la Gare. Le quartier rural voisin de ce carrefour a pris le nom de la "Conférence" en 1720, lors de la peste de Marseille. C’est aujourd’hui le quartier « Bel-Air ».

 

F

Fardeloup : C'est le nom d'une grotte creusée au milieu d'un à-pic qui ferme un vallon, au nord-est de la localité. Rien à voir avec le carnivore comme beaucoup l’affirment ( !), en réalité, Fardeloup tire son nom d'une ancienne famille ciotadenne, mentionnée Fridolo en 1501 et Fardeloux en 1628 qui possédait un terrain dans cette partie de terroir. Un ensemble d'habitations y a été construit vers 1970. Le nom, en tant que quartier, n'apparaît que vers 1830, dans une délibération lors d'un projet de barrage du "Vallon de Fardeloux" pour établir des fontaines dans la ville.

Figuerolles : « La Crique de Figuerolles, qui doit son nom à un ancien jardin de figuiers, cache une fontaine douce et fraîche au fond de son anse. Un roc déchiqueté en manière de capucin y veille... » dit Marie Mauron (En parcourant la Provence, 1954). L'eau entretenait la pousse de cannes qui sont passées dans le dicton local «A coumo lou cannié de Figueirolo, brando sènso vènt. » « Il est comme la « cannaie » de Figuerolles: il remue au moindre vent (il s'émeut sans cause) ». On retrouve mention de Figuarola en1462, Fagueyrola en 1501 et Fugaillole en 1574.

Fontsainte : Nom issu de « la Fontaine Sainte » dont vous trouverez l’histoire dans la rubrique « anecdotes – contes et légendes ». Entre la route et la mer, dans la propriété "Le Carbet", on pouvait voir jusqu'en 1939, les ruines du couvent, la chapelle et la fameuse fontaine.. Il n’en reste actuellement plus que l’excavation. (Photo au Musée).

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G

Gardanne : Rien à voir avec la ville minière, c’est un quartier du bord de mer, entre Fontsainte et le Liouquet, qui tient son nom des anciens propriétaires du terrain, la famille Gardanne, très importante, depuis 1650 et dont plusieurs membres furent médecins ou apothicaires. Cette famille, originaire de Solliès-Ville, donna plusieurs Consuls à la communauté ciotadenne entre 1688 et 1710.

La Garde : Rocca Rodona en 1462, Aire de Notre-Dame en 1501, La Gardi en 1541, l’origine du nom est claire : il s'agit d'une vigie d'où un guetteur avertissait la population de tout événement suspect. La première vigie fut celle du Bec de l'Aigle, mais les pirates, embusqués dans la crique de Figuerolles, étaient invisibles de là. On transporta donc, vers le milieu du XVIème siècle, la vigie sur la "Rocca Rodona", la roche ronde actuellement nommée St-Pilon. Dès lors, la vision fut plus complète et le lieu fut alors dénommé "La Gardi". Au commencement du XVII° siècle, les Pénitents Bleus bâtirent la chapelle N.-D. de la Garde (1613) à laquelle un porche a été ajouté en 1864. Cette vigie est demeurée longtemps car en 1695, 1711, 1747 et 1761, les gouverneurs de Provence réitérèrent les ordres de guet à cet endroit.

Grand-Jas : Propriété rurale et sylvestre très importante entre le chemin de Saint-Loup et le chemin de Marseille. Le nom paraît assez récent (début du XIX° siècle) : Un jas est l'endroit où l’on parque les troupeaux de moutons pendant la nuit et vient du provençal "jassa" (se coucher). Le "jas" est par extension un bercail.

Groupède : Noté "la Garopeda" sur les cadastres de 1462 et 1541, le quartier est appelé "Cropède" en 1574, il se trouve à l'ouest de la localité. Ch.Rostaing indique que le suffixe - edo (venu du latin - eta) indique un collectif (comme pinède : groupe de pins). Pour A. Ritt, Garopeda dérive semble-t-il du mot provençal "garrous" qui désigne des chênes nains. Ce serait donc un lieu planté, peuplé de petits chênes.

La Guillaumière : Quartier rural situé au nord de la ville sur la route de Ceyreste à environ deux kilomètres du centre. Il tire son nom de la propriété ayant appartenu aux Guillaumier, famille de capitaines marins et de négociants de La Ciotat. Peu avant la Révolution, le propriétaire était Augustin Guillaumier. En nov 1924, on trouva dans la démolition d'un vieux "clapié" : une logette décorée d'une croix noire et d'une inscription « Guillaumier, 1791 ». On supposa que cette cachette avait été utilisée pendant la Terreur.

Guingalenson : Par déformations successives : Cros Guillanson en 1462, Quicalanson en 1541, Cros Gualanson en 1670, est devenu le « Guingalanson : le quartier de la Villa des Tours » Mais que signifie ce nom ?

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L


Lavaux : Quartier rural situé à 2 km. au nord-est de la ville. Le nom provient du latin "Vallis", vallée, avec agglutination de l'article "la". Entre les collines du Peymian et de la Gache, cette vallée est celle du valat de St-Jean qui vient des hauteurs de Caunet.

Le Liouquet : Quartier en bordure de la mer, à 6 km du centre. En 1622, certains habitants d'un quartier proche des Lecques et nommés Courdilhon élevèrent une chapelle à St-Louis. Le nouveau quartier qui se forma autour de cette chapelle fut appelé St-Louis, puis Liouquet par déformation.

 

M

Maltemps : Le nom de ce quartier, noté "MalTemps" en 1462 et 1501, puis "Mautan" en 1574, implique une idée de mauvais temps. Pourquoi ? Il n'est pourtant pas plus mal exposé qu'un autre..

La Marine : C’était une propriété rurale, nommée du nom de son propriétaire du XVIII° siècle : Jean-François Marin, écuyer vers 1703 à Marseille et décédé à La Ciotat en 1783. Armateur ciotaden, il laissa le domaine de la Marine à sa femme Madeleine Martin. En 1954, la dernière héritière, Mme Ventre, née Martin, vendit la propriété pour faire les immeubles que l’on connaît actuellement.

La Maurelle : Grande propriété, située sur la route de La Ciotat à Ceyreste, à deux kilomètres du centre. Le nom ancien, d'après le cadastre de 1462, serait "le Cros", situé près du "Pos de la Belha" (puits de l'Abeille), qui est devenu le bas-fond de la Maurelle. La propriété a appartenu à la famille Fabre de Lamaurelle de 1780 à 1850, puis elle passe aux Roustan, enfin à leurs descendants : Ritt. Est-ce Fabre, officier de cavalerie, nommé Lamaurelle à son retour de l'armée, qui a donné son nom à la terre, ou, au contraire, a-t-il pris le nom de sa propriété?

Le Mugel : Quartier au sud de La Ciotat. Ch. Rostaing indique dans sa thèse « Une espèce de pins, variété naine du pin sylvestre, porte le nom de "pinus mugho". Le pin mugho poussant surtout dans les terrains rocailleux, et l'ancien Espagnol possédant d'autre part un mot "muga" pour distinguer des limites (surtout marquées par des pierres) nous pouvons postuler pour une racine Mug : pierre ». Le Mugel, plage de galets au pied du grand Sec, est suffisamment rocailleux pour découler de cette racine.

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P

Paryraou : Quartier rural entre Badille au Nord et le Peiregoua au Sud. La forme la plus ancienne est celle du cadastre de Ceyreste de 1542 : "Jauffret-Mellasson a un bosque al peyrol" , dans celui de 1584, on lit "Paul Martin a une terre au Peirerol, confrontant lou camin tirant à Fonct Santa". Cette nomination ancienne se rattache à "peirou", qui signifie "chaudron" et "bas-fond" en provençal, ce qui pourrait s'expliquer par le ruisseau (vallat) qui coule et que l'on retrouve traversant les quartiers de Bagnol, de Lavaux et de Saint-Jean, appelé autrefois le Perollet (1541) et le Peiroullet (1670). Ce quartier entra dans le terroir ciotaden au partage de 1675. Il sera nommé Pareirol dans les cadastres de 1711 jusqu'en 1800. Il deviendra Pareiraou au cadastre de 1810, puis Paryraou sur le plan directeur de 1905, révisé en 1933.

Le Peymian : Quartier au nord de la ville dont le nom vient du provençal : « Puei mejan » . Un "puei" (du latin "podium", qui a donné le mot français Puy) est une éminence, une colline isolée et "Méjan" signifie médian, milieu. La colline du Peymian se dresse au milieu des plaines de l'Abeille, (le domaine Lumière) et de St-Jean. Elle portait deux moulins aujourd’hui disparus.

Le Picoussin : Ce nom apparaît sur le cadastre vers 1728. On trouve aussi dans les archives une plainte aux consuls contre un Mr X, dit "le Picoussin". Il semble que ce soit le surnom d'un résident qui aurait tenu là un "bar". En provençal une "picosso" est une hache, un "picoussoun" un couperet, un "picoussin" enfin une hachette. Dans tous ces mots, on retrouve le verbe "pica" frapper, battre, heurter, cogner. Nous pouvons donc supposer que ce Picoussin était un violent, un brutal, ce que semble confirmer la plainte aux consuls.

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Pignet de Rohan : On suit l'évolution du nom de ce quartier, au nord de la localité, en consultant les cadastres : Puget Toroan (ou Thoroan) en 1462, Puget de Roan en 1501, Pignier de Rouant en 1574 enfin Pignet de Rohan actuellement. Situé sur le chemin royal de Cassis à La Ciotat, Masse signale le « Puget » Toroan, , le "Puget" est un mamelon couronné de tours dont deux couvertes et transformées en petites bastides.

Pin de la Fade : Ce nom est attesté au cadastre de 1544. C'est celui d'un quartier au nord-ouest de la ville. Quelle légende rappelle-t-il ? Un pin où il y aurait eu une apparition surnaturelle ? (fado = fée, en provençal) ? Qui sait ?

Plaine Brunette : Dans la toponymie dérivée du provençal, le mot "plaine" prête à confusion. Il vient du mot latin féminin "plana", qui donne en provençal "la plana", qui signifie en réalité "le plateau" ! La commune possédait, depuis 1675, des "terres gastes" appelées plaine Brunette et plaine Baronne ou Marine. Ces terres servaient au pâturage des bestiaux, soit de La Ciotat, soit des lieux voisins, car elles étaient "terres baussenques", dit Antoine Ricard. La plaine Brunette, quartier au nord-ouest, a pris son nom d’Antoine Brunet, consul en 1556 et 1565, et de sa famille, comme le "puits de Brunet".

Plaine Baronne : De même que la « plaine » Brunette, est en fait un plateau et un quartier situé à l'est faisant limite avec la commune de Saint-Cyr. Faut-il y voir une terre du "baron" des Baux ? On ne peut l’affirmer..

Le Puits de Brunet : Au cadastre de 1574, le quartier est mentionné "Pos de Brunet" et compte vingt parcelles de terre (des oliviers surtout). Le fond du vallon, plus humide, comprend cinq jardins et deux bastides. Même origine que pour la « plaine » du même nom.

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R

Roumagoua (ferme de) : C’est une contrée boisée et touffue au nord-ouest de la ville. Le chemin de Roumagoua part de Sainte-Marguerite, traverse l'avenue Guillaume-Dulac et continue vers la colline au delà de la voie ferrée. En provençal un " roumegas" est un fourré de ronces.

 

S

Saints et Saintes : Les quartiers ciotadens qui portent un nom de saint ou de sainte le tiennent généralement d'une chapelle qui y existait antérieurement. Ce sont Saint-Antoine, Saint-Hermentaire, Saint-Jean, Sainte-Croix, Sainte-Marguerite. Joseph Cornille a fait une étude détaillée de ces chapelles rurales dans la publication "Le Musée Ciotaden" à laquelle nous renvoyons ceux qui souhaiteraient plus de renseignements.

Les Sévériers : Territoire boisé au nord de l'Abeille. Le chemin des Sévériers débouche dans l'avenue Guillaume-Dulac. Ce nom provient de la transformation du provençal "Suvrié" : chêne-liège qui s'est mué en "Suvérié", puis en "Sévérier". Il n'y a plus de chênes-lièges mais la "Statistique des Bouches-du-Rhône", éditée en 1821 à l'instigation du comte de Villeneuve, préfet du département, nous indique que cette espèce était alors abondante dans nos bois.

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T


La Tour : Noté "La Torre" en 1501. On trouve aussi, dans le même quartier, à la même époque, "Torre Vielha" - "Torre de Meta-dagna" - "Torre Sent Meta dagno". En 1642, le quartier de la "Tour" est proche de celui de la "Cort Cremada" (de "cortis" : immeuble rural, et "crémada" : brûlée, incendiée).Le domaine de la Tour appartenait, au XVIIème siècle, au président Charles de Grimaldi-Régusse qui l'avait constitué en achetant les parcelles de ses voisins. Quand Louis XVI érigea, en 1649, la terre de Régusse en marquisat, la Tour fut explicitement comprise parmi les dépendances de ce marquisat.

La Trinité : La chapelle de la Trinité est mentionnée pour la première fois en 1675 et le cadastre de 1728 la situe dans la propriété de François Martinenq, au Guingalanson. A la Révolution, elle était la propriété de la famille Marin. C'était une grande pièce 12 x 4,5 m avec une sacristie de 4,75 x 3 m. Estimée 150 livres en 1791, elle ne fut pas vendue. Actuellement, c'est le nom d'un ensemble d'habitations situé 100 m à l'ouest de la chapelle.

 

V


Vallat-de-Roubaud
: Il faut éviter toute confusion entre le vallon de Roubaud, situé entre la colline de La Garde et le sémaphore, et le VaIlat-de-Roubaud, dénomination récente (d’après la Révolution) d'un quartier appelé auparavant "Laval-de-Giraut". Ce vallat (ruisseau) semble être celui que l'on appelait "le guorc de Sancta Aynès" au XV° siècle. Un "guorc" est le lit d'un torrent encaissé. Mais pourquoi Sainte Agnès? Peut-être une très ancienne chapelle érigée là et dédiée à la jeune vierge de Salerne?

Virebelle : quartier et chemin à proximité du supermarché « Casino » actuel. Les lotissements « Le Moulin de Virebelle » et « L’Oliveraie de Virebelle » rappellent le souvenir du moulin à huile qui broyait encore ici les olives entre 1920 et 1930. Le nom de Virebelle semble provenir de ce moulin « à sang », c’est-à-dire mû par la force d’un cheval tournant inlassablement : Vire-belle. Cette propriété qui allait de l’avenue Fernand Gassion jusqu’au chemin du Puits de Brunet appartenait à la famille Ferrando.


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