LA GROTTE DES ÉMIGRÉS 

 

Bourgeoises sous la Révolution

 

Avec elle nous entrons dans l’histoire, car ceci n’est pas une légende…

Pendant la période révolutionnaire de 1789 quand, dans les rues de la vieille ville, retentissait « La Carmagnole » et que le peuple traquait le moindre partisan supposé de l’ancien régime : ecclésiastes, aristocrates et bourgeois..., une famille de riches ciotadens, apeurée, s’en alla se cacher dans cette grotte fort bien dissimulée par la nature sauvage des lieux.

La peur des « sans culottes », la tint là haut de longues semaines dans les conditions d’un bivouac bien précaire.

 

  Cocarde révolutionnaire

 

Privés de leurs perruques poudrées, des sabots de dentelle et des souliers fins, des bas blancs et des habits de velours, nous pouvons sans peine imaginer leur désarroi. Eux qui étaient habitués aux salons charmants, aux tapis, aux tapisseries précieuses, durent se contenter du sable rouge et de la fumée du feu de bois ; sans confort et dans l’angoisse constante d’être découverts dans ce bel abri naturel ! Leurs ventres privés des mets les plus fins, des vins les plus précieux, ils durent se contenter de baies et de racines sauvages. Fini le salon de musique, les joutes poétiques, les madrigaux galants, bonjour les araignées, les scolopendres et les chauve-souris..

Aucune pique révolutionnaire ne vint les déloger de là. Ils se punirent eux mêmes par cet exil volontaire et quand la population sut cela, elle les nomma « les Emigrés ». Depuis ce surnom est resté à ce beau « Bivouac » de la falaise du Cap Soubeyran.


Déclaration des Droits de l'Homme

 

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