Joseph Edouard VENCE  

(1803 - 1875)

Joseph Edouard Vence est né à La Ciotat le 9 octobre 1803 de Joseph Laurent et Marie-Anne Reboyer.
Comme son père et son grand-père, il fut un constructeur naval apprécié. Formé sur le tas, il conçut les plans de nombreux navires tant à voiles (4) qu’à vapeur (16) durant ses années de collaboration avec Louis Benet de 1834 à 1851.
C’est lui notamment qui dessina le premier vapeur français de la Méditerranée, le « Phocéen I » lancé à La Ciotat le 10 Avril 1836.

 

Le Phocéen


Lorsqu’en 1851, le chantier Benet est acheté par les Messageries Nationales pour son service maritime, Joseph Edouard Vence est nommé ingénieur et directeur des constructions navales par le Conseil d’Administration. C’est donc sous sa direction que fut entrepris le premier vapeur des Messageries, le « Périclès » lancé le 25 mai 1852.

 

Périclés: Affiche des MM  Le Périclés


Auparavant, Vence avait construit le premier « bateau-porte » destiné à fermer le bassin de radoub de l’arsenal de Gênes.
L’arrivée à La Ciotat, en novembre 1852, des ingénieurs de marine venant de Toulon, à la demande d’Armand Behic pour s’occuper du chantier ciotaden marque le début de la mise à l’écart de Vence. Le 8 janvier 1853, Dupuy de Lôme est nommé ingénieur en chef des ateliers et chantiers des Messageries. Vence, qui jusqu’alors, en dehors de la machinerie s’occupait de toute la conception et jusqu’au lancement des navires, se retrouve confiné dans sa salle à tracer à élaborer les seuls plans des navires.. Encore est-il supervisé par Dupuy de Lôme, qui exige à chaque fois des retouches de détail. Le conflit éclate au lancement du « Thabor », le 10 juillet 1853. Vence envisage de démissionner et seule la considération que lui témoigne Armand Behic, qui demande à la presse de lui ré-attribuer la conception du navire et lui offre, au nom du Conseil d’Administration de Paris, une boîte de compas sur l’écusson de laquelle on a gravé : Les Messageries Nationales à M.Vence constructeur du « Thabor » le font rester en place.

 

Le Thabor


Fin 1853, Dupuy de Lôme doit quitter le chantier ciotaden. Il est remplacé par un autre ingénieur de marine, Delacour, qui va diriger l’Atelier de la Ciotat. C’est lui qui va signifier à Joseph Edouard Vence qu’il n’a plus besoin de ses services, le 31 août 1854. Vence démissionne et se retire à Marseille.
Mais, à partir de juin 1855, Joseph Edouard Vence, pressenti par Mrs Pastré frères et Fraissinet, va créer le chantier de Port-de-Bouc qui ouvre le 27 décembre 1855. Il va le diriger pendant 10 ans, tout en continuant à s’intéresser à La Ciotat, où son fils Jules, appelé par Delacour, fait une belle carrière d’ingénieur.
Le 1er mai 1865, l’engagement décennal qui liait Joseph Edouard Vence au groupe Pastré-Fraissinet se termine. La famille Vence quitte Port-de-Bouc et rentre à La Ciotat. Delacour décédé en juin 1864, Vence va rendre visite au nouveau directeur M. Vésigné, mais il a 62 ans et la construction navale ne l’intéresse plus. Il va terminer sa vie en cultivant sa campagne et en exploitant un lavoir public qu’il a fait installer dans son jardin, l’ « enclos Vence ». Joseph Edouard Vence est mort à La Ciotat, le 14 mars 1875.

 

Périclés en timbre

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