Chanoine PARANQUE  

1825-1899


Désiré Paranque, curé de La Ciotat, chanoine de Marseille et de Bayonne, est né à Marseille en 1825.

Ordonné prêtre en 1851, D. Paranque, après avoir été vicaire à deux reprises à la Ciotat, en 1851 et en 1859, puis curé à Cassis, fut nommé le 1er janvier 1871, curé de La Ciotat en remplacement du curé Ricard, et c’est là que, pendant 28 ans, il fit oeuvre de piété et de charité.

Le Chanoine Paranque avait un esprit très fin et un cœur excellent. Petit de taille, il y avait sur son visage beaucoup de bonté. A La Ciotat, il s'est immédiatement sentit à l’aise au milieu de cette population ouvrière où sa charité trouvait un si bel élément.

Durant son ministère il mena à bien les restaurations de l’église sous la direction de M. Bossan, le pieux architecte de Fourvières, alors en résidence à La Ciotat. De nouvelles peintures murales, une belle Assomption, un sanctuaire majestueux, des orgues, un beau dallage, donnèrent à l’église paroissiale une nouvelle dimension.

C'était alors l'époque des laïcisations: en réaction, le curé fait aussitôt entreprendre la fondation de trois grandes écoles confiées aux fils de saint Jean-Baptiste de la Salle. La démoralisation gagne l’atelier et met en péril la vertu des jeunes filles, il s'attelle aussitôt à la création d’un ouvroir confié aux filles de Saint Vincent de Paul.

Il va ensuite se préoccuper du sort des pauvres et des malades: une société des dames chrétiennes et une maison de Sœurs Trinitaires deviennent les auxiliaires du bon curé dans sa lutte contre l'abandon des plus démunis. Il ne s’arrête pas et présidera à l’établissement de l’œuvre du Curé Allemand et crée également un cercle catholique.

Malgré ce, il reste abordable et sait encore trouver du temps pour chacun. Son presbytère est constamment occupé par une foule de braves gens venant le solliciter et lui ne savait pas refuser..

Il resta à La Ciotat jusqu’à sa mort, survenue dans sa propriété de Cassis le 29 juillet 1899. Sa perte fut douloureusement ressentie par ses paroissiens qui lui firent des obsèques solennelles.

Vitrail

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