Magloire OLIVIER   

(1750-1845)

 

Magloire Olivier est né à La Ciotat, le 23 octobre 1750, du capitaine de vaisseau François et de Annie Jeoffroy.

Il fait des études de droit et devient, à 21 ans, procureur du roi dans sa ville natale en 1771, charge qu’il conservera pendant 19 ans. Il se marie le 6 août 1776 avec Annie Cruvelier de La Ciotat.

Lorsque l’Assemblée Constituante crée les départements par décret du 22 décembre 1789, Magloire Olivier est élu, en juin 1790, parmi les 36 administrateurs chargés de la conduite des affaires des Bouches du Rhône. Le 13 novembre 1791, il succède à Toussaint André Besson au poste de maire de La Ciotat, charge qu’il va conserver jusqu’au 26 décembre 1791, date où il démissionne sous la pression de la foule, exaspérée par la disette. Il profitera de la réaction fédéraliste et girondine marseillaise, qui chasse le maire jacobin Besson, pour prendre de nouveau a tête de la municipalité provisoire de la Ciotat le 1er juillet 1793. Ce nouveau mandat, entièrement émaillé d’actions dirigées contre la Convention Nationale, ne durera que deux mois et demi.

Dès le 25 août 1793, l’insurrection fédéraliste est écrasée à Marseille et, le 30 août, les ciotadens sont désarmés par ordre de la Convention. Magloire Olivier démissionne le 13 Septembre et, peu de temps après, juge plus prudent d’émigrer. Ses biens son confisqués, ce qui permet d’avoir une évaluation de ses biens,  l' immobilier à lui seul, est estimé à 74.150 livres, somme importante quand on sait, qu’à la même période, le total des biens de la Commune ne se monte qu’à 61.000 livres. Pour protéger sa fortune, Magloire Olivier ira même jusqu’à divorcer en Janvier 1794, afin de sauver les biens de sa femme.

Après la réaction thermidorienne, sous le Directoire, Olivier va reparaître, se remarier et refaire carrière. La loi du 17 février 1800, institue les Conseils Généraux pour assister les préfets à la tête des départements. Magloire Olivier sera proposé par le préfet Thibaudeau, et, en 1804, deviendra le premier conseiller général du canton de la Ciotat.

 

 

La loi du 28 janvier 1801 avait d’autre part créé, dans les Bouches du Rhône, 26 tribunaux de justice de paix dont les juges étaient élus. En 1805, Magloire Olivier sera juge de paix pour le canton de la Ciotat. Il exercera sa charge durant l’empire et la conservera même sous la restauration, ses opinions de monarchiste constitutionnel étant bien connues. Le préfet d’alors donne de lui l’opinion suivante : « Homme intègre, désintéressé, remplissant ses fonctions à la satisfaction générale, très aimé et considéré ».

Il sera à l’origine de la renaissance éphémère des confréries de Pénitents à La Ciotat en 1819. Conseiller municipal de La Ciotat dans la municipalité Jean Guérin (un autre ancien émigré), Magloire Olivier eut en charge la commission qui, de 1823 à 1826, réorganisa le numérotage des maisons et revint aux noms des rues en usage avant la Révolution.

Magloire Olivier est mort à La Ciotat, à son domicile : 38, rue Grande, le 17 mars 1845, à l’âge, assez exceptionnel pour l’époque, de 95 ans. Il a eu 11 enfants, dont trois seulement parvinrent à l’âge adulte et eurent une nombreuse descendance.

 

Plaque rue de la Liberté

 

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