Toussaint CREMAZY  

1803 - 1879

 

Toussaint, Séraphin, CREMAZY est né à La Ciotat le 17 fructidor An XI (3 septembre 1803) dans la rue Longue (Rue des Poilus). Il est le fils de Jean-François, raffineur de sucre, et de Madeleine, Félicité MARTIN. Il passe sa jeunesse à La Ciotat où il aurait été (selon ses dires) l’élève du professeur d’hydrographie NALIS. Il devient donc enseigne de marine, ce qui comblait son esprit aventureux.

 


Dès 1819, il part sur « LA VILLE DE MARSEILLE », voilier que commandait son compatriote M. LET, pour l’Ile BOURBON ( La Réunion ). Il se fixe alors là-bas et y exerce la profession de coiffeur !..
Il se marie sur l’île en 1830 avec Joséphine Adélaïde Sabine CONIL, née à Marseille en 1813 et de nombreux enfants naîtront de cette union.
En 1853, on le trouve « directeur du batelage » et conseiller municipal de la commune de Ste SUZANNE à La Réunion, où il meurt le 2 juillet 1879, à l’âge de 76 ans.

 

 

Tout cela pourrait sembler banal si Toussaint CREMAZY n’avait joint l’art du Figaro à celui d’un vrai Félibre (poète provençal)..

Dans son île lointaine, il reste très attaché à son pays natal, à ses mœurs et à sa langue, il va donc écrire, en Provençal, les souvenirs de sa jeunesse. Les coutumes de La Ciotat autrefois y sont décrites avec une verve et une observation qui en font de petits chefs-d’oeuvre. Ainsi, la « PROCESSIOUN DE LA FESTE DE DIOU » (La Procession de la Fête Dieu), « LEIS ANGLES » (Les Anglais) et surtout la poésie dédiée à ses concitoyens « EIS CIOUTADENS » (Les Ciotadens) chantent sa ville natale et la douceur de son climat:

« LA CIOUTAT, ma vile natale, De couar et d’amo prouvençalo, Es lou plus singulier séjour, Que l’agué dins tout lou miejour... »
« LA CIOTAT , ma ville natale, De coeur et d’âme provençale, Est le plus singulier séjour, Dans tout le Midi c’est le meilleur! »

En 1865, Séraphin CREMAZY rassemble toutes ses poésies en un volume qu’il nomma « MEIS RAPUGOS » (Mes Grappillons) que ROUMANILLE et AUBANEL, amis du Félibrige, ont beaucoup apprécié.

Soyons encore un peu chauvins en citant ces trois vers de Cremazy, cités par A. RITT dans ses publications du « Musée Ciotaden » :

« De CALCUTTA jusqu’à PARIS, Ai vesita fouasso pais, Coumo lou mièu, N’ai jamai vis »
« De CALCUTTA jusqu’à PARIS, J’ai visité de nombreux pays, Comme le mien, je n’en ai jamais vus ».

 

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