Amédée BADILLE  

1866-1914

Amédée BADILLE

 

Né en 1866 à Bordeaux d’une vieille famille de La Ciotat, le capitaine Amédée BADILLE, ancien élève de St-Cyr, appartenait, lors de la déclaration de guerre, au 9° régiment d’Infanterie de ligne en garnison à Agen.

Il part avec ses hommes vers la frontière, qu’il défendit vaillamment dans la région de Sedan.

Après avoir défendu un passage de la Meuse avec sa compagnie, dont il ne restait que trente hommes, il est fait prisonnier le 28 août 1914 à Angecourt et est amené à Sedan.

Là, la population ayant fomenté un début d’émeute et facilité l’évasion de quelques prisonniers, l’autorité allemande accusera le capitaine, à nouveau capturé, d’en être responsable.. Après une enquête sommaire, il est condamné à être fusillé.

Le capitaine Badille fut héroïque devant la mort en criant « Vive la France » face au peloton.

Les seuls renseignements valables sur sa triste destinée ne parvinrent à La Ciotat qu’en mars 1916 par le biais de l’ambassade d’Espagne. En effet, légèreté des informations en temps de guerre, « Le Petit Marseillais » publia à deux reprises des nouvelles erronées du capitaine, pourtant fusillé fin août 1914 :

- le 30 octobre 1914 : « Nous apprenons que notre concitoyen le capitaine Badille a été blessé à la tête par un éclat d’obus. Il a été conduit en Allemagne.. »

- Le 24 décembre 1914 : « Nous apprenons avec une bien vive satisfaction que le capitaine Badille vient d’écrire à sa famille qui habite Ceyreste » (en réalité, cette famille demeurait pendant la guerre dans une propriété du quartier de la Conférence à La Ciotat..) et le journaliste de continuer : « Le capitaine annonce que sa blessure est en bonne voie de guérison ».

Dans sa séance du 13 décembre 1918, le conseil municipal de La Ciotat a décidé de donner à la rue du Soleil le nom du Capitaine Badille.

 

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